Abattage des animaux

Présentation du thème :

L'abattage est un processus complexe qui permet la production de viandes pour la consommation humaine. Les abattoirs sont des lieux dans lesquels la souffrance animale a été prise en compte depuis de nombreuses années par la réglementation, sur la base des constatations effectuées par les services d'inspection et dans le contexte des actions menées par les associations de défense des animaux.

Comme tout système complexe, le processus d'abattage met en jeu des équipements et des compétences humaines. La mise en conformité des structures au regard de la réglementation et la prise en compte des actions des associations de protection animale par les opérateurs de la filière d'abattage ont permis des progrès notoires au niveau des conditions de traitement des animaux.

Les associations regrettent que tous les abattoirs ne soient pas toujours en conformité technique par rapport aux obligations de la réglementation. Pour leur part, les représentants professionnels considèrent que cette non-harmonisation constitue de fait une distorsion de concurrence au sein de la filière.

La compétence des opérateurs et l'évaluation des contraintes sur l'animal du processus d'abattage étant plus subjectives, l'ensemble du groupe a convenu que la formation, le contrôle et la sensibilisation à la notion de souffrance étaient seuls à même d'améliorer et de crédibiliser la qualité du processus d'abattage.

Les propositions proposées sur ce thème ont vocation à couvrir les préoccupations de chacun des acteurs, soit au travers de la formulation d'actions à effet direct sur l'organisation de la filière d'abattage en vue de répondre aux obligations de protection animale, soit à effet indirect au travers de différentes études visant à trouver une réponse adéquate aux différents points de vue exposés lors du travail du groupe.

La législation européenne déroge à l’obligation d’étourdissement préalable des animaux lors de leur abattage religieux (dans les rites israélite et musulman). Dans ce cas, les animaux sont saignés sans avoir été étourdis. Les associations de protection animale ont souligné que cette pratique peut être facteur de souffrances inutiles pour l’animal. Le débat sur l’abattage rituel touche donc des notions scientifiques, techniques mais également religieuses. Les propositions formulées sur ce sujet tiennent compte de ces différents enjeux et doivent permettre d’améliorer la pratique de l’abattage rituel au regard de la protection animale.

Propositions d’actions :

Groupe de travail n°3 : Animal, économie et territoires

  • Proposition n°5 (GP3): Modifier la circulaire interministérielle qui définit les conditions d’agrément des sacrificateurs rituels afin de lier l’autorisation d’exercer à des compétences techniques concernant la problématique de la souffrance animale ainsi qu’à l’utilisation obligatoire des moyens de contention mécanique spécifiques à l’abattage rituel.
  • Proposition n°15 (GP3): Rappeler au niveau local par une communication appropriée que seul l’abattage en abattoir est admis et intensifier, en relation avec les différents services de contrôle la lutte contre l'abattage clandestin.
  • Proposition n°16 (GP3): Réaliser l’inventaire des équipements de contention dans les abattoirs de ruminants et rappeler l’obligation aux abattoirs de disposer de matériel de contention réglementaire.
  • Proposition n°17 (GP3) : Sensibiliser les services vétérinaires aux pratiques de conduites des animaux vers les box d'abattage et à la supervision des pratiques d'abattage ainsi qu'aux conditions d'hébergement des animaux en abattoir.
  • Proposition n°28 (GP3): Mettre en place un programme de formation spécifique pour les sacrificateurs rituels.
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