Animaux utilisés dans les spectacles
Présentation du thème :
Les animaux, tant domestiques que sauvages, ont une place particulière dans le spectacle dont l'offre à destination du consommateur peut recouvrir différents champs qui vont du divertissement (cirque) au domaine pédagogique (parcs zoologiques) associant différents concepts en relation avec la nature et la protection des espèces.
Outre les préoccupations générales de bien-être (conditions d'hébergement et transport) et les risques de souffrance inhérents aux moyens utilisés dans les établissements de présentation au public, principalement les cirques (souffrance possible en fonction des conditions de dressage, des moyens ou instruments visant à protéger du danger représenté par l'animal du fait de sa masse (éléphant) ou de son caractère (félin) pour le détenteur ou le public), il a été également abordé la légitimité de la privation de liberté des animaux.
Les associations demandent que progressivement tous les animaux sauvages disparaissent des spectacles (cirques, delphinarium …) en faisant référence à l'application de l’art. L 214-1 du code rural qui spécifie que : « Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce ».
Pour les associations, les animaux de cirque ne peuvent assouvir leurs comportements essentiels (recherche de nourriture, défense contre les prédateurs, reproduction) et sont de plus forcés d’adopter des comportements et d’effectuer des exercices totalement contre-nature. Ils ne bénéficient pas d’un environnement adapté à leurs besoins physiologiques et sont enfermés une bonne partie de la journée dans une cage exiguë, condamnés à l’ennui et à la privation de toute liberté de mouvement.
Pour cela, les associations souhaitent interdire toute reproduction en captivité des animaux de cirque (nombreux jeunes félins revendus à des particuliers), limiter les certificats de capacité aux animaux déjà identifiés et interdire tout transfert d’animaux sauvages d’un établissement fixe à un établissement mobile.
Dans ce contexte, si l'ensemble des participants s'accorde pour considérer que les prélèvements dans le milieu naturel ne sont pas acceptables, les professionnels demandent que les animaux nés en captivité, pour autant que leurs besoins physiologiques soient couverts et pour autant que des troubles du comportement ne viennent démontrer l'incapacité des systèmes de spectacle à les détenir, ne soient pas interdits sur la base d’une logique purement dogmatique.
L'ensemble des propositions reprises sous ce thème tend à répondre à ces préoccupations.
Propositions d’actions :
Groupe de travail n°3 : Animal, économie et territoires
- Proposition n°6 (GP3) : Finaliser et publier rapidement le projet d'arrêté soumettant à autorisation l'utilisation d'animaux vivants d'espèces non domestiques au cours de spectacles itinérants et fixant les règles de fonctionnement et les caractéristiques des installations des établissements qui pratiquent cette activité,
- Proposition n°7 (GP3) : Définir des conditions spécifiques concernant l’instruction des dossiers relatifs à l’attribution des certificats de capacité, en prenant en compte la validation des acquis professionnels et les caractéristiques des populations professionnelles concernées par l’attribution de ces certificats.
- Proposition n°13 (GP3) : Mettre en place un dispositif permettant l'inventaire et le suivi administratif par les services de contrôle, des établissements mobiles (chapiteaux) de présentation au public d'animaux d'espèces non domestiques.
- Proposition n°14 (GP3) : Sensibiliser les services d'inspection aux conditions et règles de fonctionnement des gallodromes (pas de paris, pas de nouvelles implantations).
