Groupe 2 - Synthèse de la réunion n°4 et n°4 bis – Jeudi 15 mai et Lundi 19 mai

La réunion du 15 mai ayant débuté tard dans la matinée, elle n’a pu être achevée ce même jour et une seconde séance s’est tenue le 19 mai.
Le premier thème abordé a été celui des animaux présentant un risque. Cinq propositions ont été examinées et explicitées. Elles seront très probablement regroupées en deux propositions dans le rapport final. Les membres du groupe se sont à nouveau élevés contre la focalisation des medias, du public et des administrations sur le chien en tant que principale espèce présentant un caractère de dangerosité. Ils ont souligné que la catégorisation des races, telle que l’a instaurée la loi du 6 janvier 1999 ne repose sur aucune base scientifique. Par ailleurs il a été remarqué que le chien provoque moins d’accidents que le chat par exemple. Le groupe a rappelé les effets pervers de la catégorisation des chiens : saisie des chiens pour la seule raison qu’ils sont de grande taille, tracasserie pour les chiens d’aveugles, peur irraisonnée des chiens, mais aussi le refus d’accepter, dans les transports aériens, les chiens de catégories 1 et 2, production clandestine des chiens de ces catégories.
Le groupe a déploré que les travaux sur le projet de loi renforçant « les mesures de prévention et de protection contre les chiens dangereux » n’aient pas été suspendus pendant le processus des Rencontres « Animal et Société ». Il estime que cette loi va à nouveau porter préjudice à l’espèce canine. Les efforts mis en œuvre pendant toute la durée de ces Rencontres, pour mettre en exergue les aspects positifs de l’animal de compagnie, et particulièrement du chien, risquent d’être annihilés du fait de ce texte. Le groupe apprécie cependant que la nouvelle catégorisation sur le poids ait été suspendue et que les Ministres de l’Agriculture et de l’Intérieur aient assuré que les membres du groupe seront impliqués dans les réflexions ultérieures sur le sujet, notamment pour les décrets d’application et en particulier pour ce qui relève de la formation des maîtres.
Les participants ont approuvé la création d’un observatoire qui aura pour première mission de recenser les morsures canines, mais ils insistent sur le fait qu’il conviendra de bien préciser, à l’aide d’un questionnaire adapté, les circonstances de l’accident. Le groupe est persuadé que ce recensement de données jusqu’ici trop éparses apportera des informations objectives qui démontreront que la catégorisation n’a pas d’objet. Il précise qu’il ne faut pas que la dénomination de cet observatoire ait un caractère discriminatoire vis-à-vis du chien et qu’il convient que son intitulé affiche bien des missions de recensements de l’ensemble des accidents survenus avec des animaux. Enfin il souhaite intervenir dans la réalisation du protocole de recueil des données.
Le groupe a ensuite entendu les réponses apportées par le Ministère de l’Education Nationale aux souhaits qu’il avait émis en matière de formation des enfants au respect du vivant et à la protection des animaux.

En France, la notion de « respect de l’animal » est inscrite dans les programmes scolaires à la fois sur le plan scientifique et sur le plan éthique. Cependant il est difficile de percevoir les effets de ces messages globaux car la perception de l’animal est très diverse selon les enfants. Elle peut varier selon leur âge, leur culture, la présence ou non d’un animal dans la famille…etc. On remarque que l’éducation de l’enfant basée sur l’observation et la compréhension des signaux de communication des animaux devrait permettre de prévenir les accidents, pour autant elle doit avant tout souligner l’intérêt de la connaissance et ne pas se focaliser sur une éventuelle dangerosité ou être génératrice de craintes, Enfin l’intérêt de l’enfant devrait être éveillé également sur la faune commensale et sauvage.
Dans les cursus de l’enseignement secondaire la connaissance de l’animal se poursuit dans le cadre des sciences de la vie et de la terre. L’éthologie de l’animal de compagnie devrait y avoir une place plus importante. Le sujet de l’expérimentation animale a été abordé, il a été rappelé qu’il n’existe pas d’expérimentation sur les animaux vivants en dehors des établissements d’enseignement supérieur et de recherche et dans des limites très strictes.
Des réflexions communes devraient être mises en place entre le Ministère de l’Education Nationale et celui de l’Agriculture, auxquelles les professionnels et les élus locaux devraient participer. Les objectifs seraient la rédaction d’une charte d’accueil pour les élevages et autres établissements qui reçoivent des visites de classes de l’enseignement primaire ainsi qu’un travail sur les ouvrages scolaires, même si le Ministère de l’Education Nationale ne contrôle pas leur contenu, de façon à ce que les ouvrages pour la jeunesse ne diffusent pas d’information fausse ou erronée.
Le groupe a poursuivi ses travaux en réexaminant les propositions étudiées précédemment et qui constitueront l’essentiel du projet de rapport. Sans que l’ensemble ne bénéficie d’un consensus total, les participants se sont retrouvés d’accord pour exprimer 12 propositions permettant d’améliorer la connaissance des animaux, d’en moraliser le commerce, de résoudre les difficultés des responsables locaux pour remplir leurs obligations et enfin d’améliorer le bien-être des animaux en ville et de reconnaître l’utilité, l’intérêt et le charme de leur présence.

sfy39587f01